Position de SUD

En région:

 Toutes les transformations qu’a connu notre usine ces dernières années (renouvellement des effectifs, changements d’horaires, nouvelles machines etc.), nous a profondément déstabilisé. Mais la mayonnaise était en train de prendre, on l’a vu, avec nos biens meilleurs résultats des derniers mois.

La direction nous demande une nouvelle fois de nous adapter, en changeant encore une fois d’horaire et en supprimant des postes, afin de baisser notre coût façon. En fait Michelin se désengage car il s’agit de palier à une baisse de production sur notre site.

Nous étions prêts à nous engager et nous adapter comme nous l’avons fait lors du projet Skipper, mais sur la base d’un vrai projet commun.

Après l’annonce du gel des investissements à RYO accompagné d’une proposition de suspension du projet SKIPPER, Michelin a engagé une pseudo négociation. Des discussions malheureusement stériles…

Les revendications SUD1-Pas de perte de salaire pendant la durée de suspension de l’accord.

                                              2-Pas de départs contraints.

                                              3-Engagements sur les volumes.

Ce qui ressort de nos tours de terrain et qui était notre revendication première, c’est-à-dire « pas de perte de salaire pendant la durée de l’accord » n’a même pas été retenue. Pourtant SUD a rencontré Jean-Dominique Sénard le 2 mars 2018 à Clermont-Ferrand pour lui exprimer le profond écœurement des salariés de RYO à la suite de ce coup de frein sur notre site avec tous les risques qu’il comporte. Monsieur Sénard avait accepté notre revendication numéro 1 sur le maintien de la rémunération des salariés. Impossible selon la direction locale. Mais qui commande dans cette boîte !!!??? 

 SUD n’est pas sur des positions radicales et nous faisons preuve d’ouverture comme on a déjà pu le démontrer ces dernières années.

La direction réclame à travers cet accord un engagement des syndicats et du personnel alors même qu’en cas d’accord, il n’y a aucun engagement de sa part et encore moins au-delà de 2019.

Enfin, un accord ne peut pas uniquement reposer sur des menaces de fermeture.

SUD n’est pas signataire de cet accord dans ces conditions, mais reste ouvert au dialogue.

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