Point sur le projet Skipper

En région:

Cela fait maintenant un an que la démarche engagée autour du projet SKIPPER a commencé entre la Direction et les Organisations Syndicales. D’ailleurs, vous y avez peut-être vous aussi participé directement à travers les différents chantiers.

Malgré les rebondissements autour du montant des investissements et du projet SKIPPER lui-même, que nous déplorons toujours, l’entreprise a souhaité maintenir sa cible, notamment les horaires et la réactivité qui nous sont imposés et que nous n’avons pas souhaité. Ceci, tout en sachant que si nous ne parvenons pas à atteindre cette cible notre avenir est clairement menacé.

Que pouvons-nous faire aujourd’hui ?
Dire que même en cas d’accord notre avenir est incertain. C’est malheureusement la réalité.
Faire semblant de négocier et s’opposer coûte que coûte tout en dénonçant un chantage ?
Aller vers un conflit, des refus systématiques et stériles ? Pour quel résultat, quel avenir ?
Sommes-nous tous prêt à en assumer les conséquences ?

 

La position de Sud Michelin

Nous savons aujourd’hui que le personnel est dans l’attente de réponses concrètes.
Sud Michelin souhaite agir avec honnêteté, responsabilité et en toute transparence envers le personnel tout en restant combatif.
Sud Michelin ne souhaite pas laisser tomber tous les salariés qui veulent voir leur avenir dans l’entreprise.

C’est pourquoi, face aux réalités, Sud Michelin a aujourd’hui la volonté de réellement négocier et d’aboutir à un accord. Un accord, mais pas à n’importe quel prix, c'est-à-dire en échange de vraies contreparties, notamment financières et cela tout en minimisant les contraintes (difficile compromis...).

Nos responsabilités, nous voulons les prendre. Mais pas seuls, car, conséquence de notre faible représentativité (un peu + de 20%) issue des dernières élections professionnelles, le personnel doit lui aussi prendre ses responsabilités.

Afin de nous soutenir (ou pas), nous faisons donc appel à vous. Nous irons vous consulter dans les semaines qui viennent afin de vous tenir informés des différents choix qui s’imposent à nous et afin de prendre en compte vos avis. Sud Michelin ne validera un accord que s’il est validé par le personnel.

La défense de vos intérêts reste toujours pour nous une priorité.

 

« Ce que dit la loi,  petit résumé »

Conditions pour valider un accord :
Pour valider un accord, il faut que les Organisations Syndicales représentatives aient recueilli 30% des suffrages aux élections professionnelles.
Actuellement à RYO, seule l’organisation syndicale CGT peut signer seule un accord car sa représentativité est de 44%.
Les trois autres organisations syndicales (CFE-CGC, FO et Sud Michelin) ont chacune une représentativité inférieure à 30%. Elles doivent donc être au moins deux pour signer un accord.

Droit d’opposition :
Les Organisations Syndicales peuvent s’opposer à un accord signé par d’autres OS si leur représentativité est supérieure 50%.
Aujourd’hui à RYO, aucune Organisation Syndicale ne peut s’opposer seule à un accord. Il faudrait plusieurs Organisations Syndicales qui s’y opposent pour invalider un accord.