Incidents à répétition au ZA de Cholet : réunion extraordinaire du CHSCT le 02/10/2014

En région:

Le 30 septembre 2014, un incident a de nouveau eu lieu à ZA, sur le palan servant à déplacer les pains de gomme synthétique sur le tapis. C’est le 6ème incident depuis février 2013.

  • 13 février 2013 : un élément du palan se détache et tombe sur l’agent.
  • 9 décembre 2013 : rupture de chaîne.
  • 28 janvier 2014 : rupture de maillon.
  • 25 mars 2014 : rupture de maillon.
  • 4 juin 2014 : chute de palan suite à la sortie d’un axe.

La Direction envisageait un plan d’action en 2015 !

Pour Sud, il était hors de question d’attendre 2015 pour envisager un plan d’action compte-tenu de la gravité de la situation : répétitivité des incidents et risque majeur pour les salariés travaillant sur ce poste.

Une réunion extraordinaire CHSCT s’est donc tenue sur le sujet le 2 octobre. La Direction a fait le bilan et l’historique de ces 6 incidents, elle a mis en place 3 plans d’action (court terme, moyen terme et long terme).

Pour Sud, il était urgent de sécuriser le secteur et d’empêcher l’accident grave, ce qui a déjà été évité de justesse.

 

Ces évènements révèlent en fait les limites de la sous-traitance.

Depuis plusieurs années, la Direction a en effet choisi de sous-traiter la maintenance et le suivi de tous les organes de levage de l’usine. A partir de ce moment, la Direction est devenue plus laxiste en « transférant » ses responsabilités vers les soust-traitants. Si un cahier des charges exige du sous-traitant l’utilisation de chaînes homologuées par Michelin, la Direction doit contrôler rigoureusement le respect de ce cahier des charges, ce qui manifestement n’avait pas été fait lors de l’incident du 28 janvier 2014.

En 2013, un câble s’est rompu sur la CGL 2, un accident mortel a été évité de justesse. Et qu’avait fait la Direction en amont de cet incident ? La question reste posée !

Si les sous-traitants sont maîtres des matériaux qu’ils utilisent, ne sont-ils pas tentés d’aller vers les moins chers au risque d’utiliser du matériel de moindre qualité à l’instar de se que fait Michelin.

Nous demandons que l’entreprise assume ses responsabilités, elle a une obligation de résultat de sécurité, tel que la loi le prévoit. La loi autorise également un salarié à se retirer de sa situation de travail si elle présente un danger pour sa santé.

Vos élus Sud resteront vigilant sur l’évolution de la situation.